mardi 24 février 2015

Joyeuse Saint Valentin et Nouvel An Chinois

Le manque de photos et de temps me font réunir deux semaines !

La Saint Valentin au Japon est une fête très particulière : les demoiselles offrent des chocolats aux garçons qu'elles convoitent. Néanmoins de plus en plus, les amis, hommes ou femmes ont aussi droit à ces petites attentions. Au mois de mars, à la même date, c'est au tour des jeunes gens ayant reçu des chocolats de retourner la faveur, ou non, aux demoiselles : cette fête est appelée  "White Day".
Me voilà donc embarquée dans une séance de confection de chocolats avec mon amie Amee. Bien sûr, nous avons goûté !



Sayaka à droite, et Amee à gauche.















Au cours du weekend, je suis allée chez un ami, et nous avons préparé tous ensemble un Nabe, sorte de pot au feu japonais. Une soirée bien agréable et typiquement nipponne !

Nabe party

Grande roue et montagne russe du Tokyo Dome.

La semaine dernière le Nouvel An Chinois battait son plein à Tokyo : samedi, je suis allée à Yokohama, le port de Tokyo, où se trouve le China Town tokyoïte. Bien sûr les rues étaient bondées, mais l'ambiance et les décorations étaient magnifiques. Le temps était mieux qu'au rendez vous, presque un jour de printemps !

Promenade le long de la jetée de Yokohama.




Le printemps arrive !




Je m’investis également dans la vie associative de Tokyo : avec des animaux bien sûr ! J'ai donc passé mon dimanche à caresser chats et chiens, tout en distribuant flyers et en discutant japonais. C'est un très bon exercice pour pratiquer mon nouveau vocabulaire.
L'association s'appelle ARK et est originaire de la région d'Osaka, où se trouve le refuge. Les animaux à Tokyo sont recueillis dans des familles d’accueil volontaires.
Yarra, chatonne de 10 mois
Pettan, chatonne de 4 mois.

Stand, Berger Australien de 11 ans.
Stand, Satoimo, et Bon attendent une récompense !

samedi 7 février 2015

Nezu : promenade sous les Torii

Entrée principale de Todai.
Ce weekend, bien que le temps ne soit pas exceptionnel, je suis allée     fouiner du coté du quartier de Nezu, en passant par la prestigieuse      université de Todai.

Le temple Shinto Nezu est très apprécié et connu : en effet il est un des plus vieux temples du Japon, construit vers 1706, et témoignage de l'architecture de l’Ère Edo. Il est un des trois temples de Tokyo à avoir survécu aux bombardements de la seconde guerre mondiale.


 Dès l'entrée, la nature est omniprésente et mise en valeur, un vrai petit havre de paix au centre de cette mégalopole vrombissante. Ce temple est très fréquenté en avril, pour une raison qui me poussera sûrement à y retourner : tous les buissons sur les photos sont en fait de magnifiques et luxuriantes azalées au printemps. Il existe même un festival pour célébrer leur floraison, et des milliers de fleurs viennent alors sublimer ce temple.
Torii d’entrée du temple de Nezu.
Le temple de Nezu est également célèbre grâce à son tunnel de Torii, qui accompagne la montée de la petite colline qui surplombe le temple principal. Les Torii représentent des portes entre le monde physique et le monde spirituel. Ce cheminement sous ces petits Torii vermillon (il m'a fallu courber un peu la tête pour être sûre de ne pas m’assommer contre l'un d'entre eux), m'a rappelé un temple que j'ai beaucoup aimé à Kyoto : le temple Fushimi Inari (ou le temple du renard), qui possède le plus célèbre double tunnel de Torii, présent notamment dans le film "Mémoires d'une Geisha".

Cette succession de Torii marque l'entrée dans un lieu sacré : des petits temples dédiés à la déesse du riz, Inari, personnifiée et protégée par des statues de renards.
Le terme "Kistune", renard en japonais, désigne l'animal mais aussi un esprit surnaturel ("Yokai"). Les "Kitsune" font partie du folklore typique : animaux d'une intelligence supérieure qui, au cours de leur longue vie, développeraient des pouvoirs magiques, notamment la polymorphie. Cet esprit renard peut se révéler bon ou plus malicieux, il est donc vénéré et craint à la fois.
Originellement messager de la déesse shintoïste Inari, le "Kistune" devient souvent la représentation même de la déesse.

L'architecture du temple de Nezu est influencée par le temple Toshogu de Nikko, que j'ai visité et adoré il y a cinq ans lors de ma première visite au Japon. La multitude de couleurs, le faste des détails, la disposition du sanctuaire et de la salle de prière, sont associés au style "Gongen-zukuri".

Les vœux, sur les tablettes de bois, sont laissés au temple pour qu'ils puissent se réaliser ;
alors que les mauvaises prédictions, papiers noués, sont laissées au temple pour conjurer le mauvais sort.
Dans les moindres détails.
Marcher sous tant de Torii est une expérience assez unique, emplie de spiritualité et d'humilité, que je me devais d'essayer de vous faire partager.

lundi 2 février 2015

Hakuho Cup : costauds petits Sumo

Mon quartier est appelé "Shinanomachi". Shinano était l'ancien nom de la préfecture de Nagano, située au Nord Ouest de Tokyo. C'est une région assez montagneuse, et son nom est littéralement issu de cette spécificité : "shina" signifie "pentes".
Cet ancien nom a été donné à un quartier de Tokyo, auquel a été ajouté le mot "machi" (signifiant "ville") : je vis donc dans le quartier de la "ville aux multitudes de pentes". Il y a effectivement quelques pentes, mais rien d’insurmontable !
Qu'il soit en pente ou pas, mon quartier est parfait : un petit village au cœur de la mégalopole, avec des chats qui se prélassent au soleil !

Le quartier de mon école s'appelle "Yotsuya" : "yotsu" correspond au chiffre quatre, "ya" signifie "vallée". Je vais donc en cours au cœur des "quatre vallées".
Comme vous pouvez le constater, je m'intéresse de plus en plus à la signification des signes japonais !

La neige s'est invitée en fin de semaine dernière, pour mon plus grand bonheur !
Ma grenouille sous la neige.
Masques anti microbes.















Ce week end sortie traditionnelle : des matchs de Sumo . . . enfin de mini Sumo !

Le Sumo est la discipline traditionnelle suprême au Japon. En France, on connait les sportifs pratiquant le Sumo en tant que Sumotori ; au Japon pourtant on les appelle "Rikishi" ou "O Sumo San" (littéralement "Monsieur Sumo"). Les meilleurs Rikishi sont très célèbres et adulés : un peu comme des héros et des demi-dieux, du fait notamment de leur espérance de vie assez courte, ils atteignent difficilement les 60 ans.
De plus en plus de Rikishi étrangers se hissent en haut des classements. Cette année, les Mongols ont largement dominé les tournois.
Contrairement à ce que je pensais, il n'y a pas de catégorie de poids pour les matchs de Sumo ; en général les Rikishi pèsent entre 70 et 280 kilos. Les statistiques s'accordent sur un poids idéal de 150 kilos. Il n'est donc pas rare de voir combattre un mastodonte et une crevette, comme dans une des vidéos postée plus bas.
Il existe six grands tournois de Sumo chaque année, se déroulant dans tout le Japon, dont trois à Tokyo. La première saison de l'année vient de s'achever, il faut en général réserver longtemps à l'avance et y mettre le prix. J'ai donc opté pour une version miniature, gratuite et moins bondée !

Cette compétition de Sumo "poids plume", se déroulait dans le même hall que pour leurs idoles adultes : le célèbre Kokugikan Sumo Hall, un endroit assez impressionnant de par ses dimensions et le nombre de places, mettant en valeur la force déployée par les combattants.