Il y a maintenant trois semaines, je me suis aventurée avec deux amies dans la préfecture de Nagano, région montagneuse située au Nord Ouest de Tokyo.
Sur la route.
Par la fenêtre du bus.
Nous avons séjourné dans un confortable "Ryokan", hôtel traditionnel japonais, avec ses propres "onsen", intérieur et extérieur.
Notre Hotel "Ryokan" traditionnel, avec futon.
Hina Matsuri : festival des poupées.
Ce weekend, le Japon fêtait les petites filles, lors d'un festival appelé "Hina Matsuri", littéralement la fête des poupées. A cette occasion les familles confectionnent des poupées, transmisses de génération en génération, représentant la cour impériale.
Ce petit voyage d'un weekend avait pour but principal d'aller voir les
célèbres macaques qui se prélassent dans les sources d'eau chaude du
parc de Jigokudani, littéralement "Vallée de l'Enfer".
Une flopée de photos de singes va donc agrémenter cet article !
Pour accéder au parc il faut marcher environ trente minutes sur un étroit sentier de montagne verglacé et gelé.
Amee, moi et Aime
Amee et moi.
Une fois le périple achevé, nous pouvons admirer ces mignonnes petites boules de poils, en faisant bien attention de ne pas trop les déranger.
Les singes n'ont pas été les seuls à profiter des "onsen",
sources d'eau chaude de la région, mais nous ne nous sommes pas baignées
dans les mêmes ! Nous avons également pu visiter une distillerie de
saké, avec dégustation à la clé.
A la distillerie de Sake.
Ce weekend au calme, loin de la vrombissante capitale, a été un
véritable bol d'air frais ! Les gens ont été d'une exquise gentillesse
où que nous allions, l'hospitalité de la province est définitivement
merveilleuse !
Sur le chemin du retour nous avons visité la petite ville d'Obuse, qui a pour emblème la châtaigne. Nous y avons dégusté bon nombre de spécialités locales, et pu flâner au grè de nos envies.
Puis toujours sur le chemin du retour, mais sous la pluie cette fois, nous avons fait un dernier arrêt au temple très célèbre de Nagano : Zenkoji.
Mariage pluvieux.
Sandales de Bouddha.
Vu le nombre de photos prises lors de ce weekend, j'ai mis longtemps à publier cet article, j'espère que vous l'apprécierez d'autant plus !
J'ai passé haut la main mes examens de fin de trimestre, et suis en vacances pour trois semaines. La semaine prochaine je vais près d'Osaka, en tant que volontaire dans un refuge pour animaux : afin d'aider, prendre l'air, de faire de l’exercice, et de visiter la région.
J'ai eu la chance de pouvoir essayer le tambour traditionnel japonais la semaine dernière. Me connaissant, vous vous doutez que je n'ai pas brillé par ma maitrise du rythme, mais c'était très intéressant et amusant !
Le terme "Taiko" désigne le tambour et sa pratique, les tailles varient et les styles aussi, comme les photos le montrent. Le coffre du tambour peut être fait de plastique, mais le plus souvent de bois. Les plus onéreux sont faits avec le tronc d'un seul énorme arbre, les plus modestes sont faits de planches de bois assemblées. Les peaux tendues à chaque extrémité sont généralement des peaux de vaches, mais il en existe également avec des peaux de chevaux. A mon grand soulagement je n'ai pas eu à tambouriner sur la peau d'un cheval !
La pratique du Taiko, vient en réalité de Chine et de Corée, introduite
dès le Ve Siècle : rapidement les campagnes comme la cour impériale japonaise
adoptent cet instrument. Leurs sons marquent la fin des guerres, et
souvent considérés comme symbole de la voix de Bouddha lors des cérémonies shintoïste et
bouddhiste. Aujourd'hui c'est lors de Matsuri, festivals traditionnels,
que l'on peut admirer et entendre résonner ces énormes tambours.
La pratique du Taiko est très physique et demande, comme vous pouvez le supposer, un grand sens du rythme. Nous y sommes restés une heure, en comprenant les explications et démonstrations, et j'ai eu quelques courbatures le lendemain !
Les professeurs nous ont tout expliqué, intégralement en japonais, et nous ont fait faire des enchainements de rythmes "simples". A la fin nous avons pu apprécier le véritable Taiko, avec une démonstration sur les plus gros tambours.
N'hésitez pas à monter le son pour la vidéo suivante, le volume n'est pas très élevé, et ça vaut le coup !