lundi 26 janvier 2015

Okonomiyaki et Monjayaki

Pas grand chose de spectaculaire cette semaine, et pourtant !

J'ai enfin une autre photo réussie de mon quartier : le cimetière caché derrière un chantier.
Au Japon l'incinération est obligatoire (manque de place oblige). Les tombes Japonaises sont donc étroites, et sont représentées par des pierres s'élevant vers le ciel sur lesquelles sont inscrits les noms des défunts. Derrière cette pierre se dressent des planches de bois (appelées "Sotoba"), il y est inscrit les nouveaux noms des morts (ou "Kaimyo"), ceux donnés pour les accompagner dans leur autre vie.
Temple et cimetière de mon quartier.
 Changement de sujet ! Certains se rappelleront peut être mon expérience dans un restaurant à thème "Ninja", et bien cette fois j'ai testé le bar prison et film d'horreur. Comme à chaque fois les Japonais aiment aller au fond des concepts, et tout dans ce bar est en adéquation totale avec le thème.
L'entrée fait réellement froid dans le dos, il faut traverser un passage de maison hantée avant d'atteindre l’accueil, et je vous assure que bon nombre de clients doivent faire demi tour à cette étape. Les tables sont installées dans des cellules de prison, et à heure fixe des "monstres" sont lâchés et viennent effrayer les clients avec des pistolets à amorces. Même les toilettes font partie de l'ambiance : ce n'est qu'une fois installé et assis qu'une voix de petite fille plaintive et d'esprit maléfique se fait entendre. Les cocktails sont comme vous pouvez le voir à la hauteur du concept !
Lock Up Bar




Je suis allée manger des Okonomiyaki avec des amis ce weekend.  L'Okonomiyaki est un plat très populaire au Japon, et ne correspond à aucun plat occidental. Cela pourrait s'apparenter à une omelette, ou un pancake. Okonomiyaki veut littéralement dire "choix/préférence", ou "ce que vous aimez" ("okonomi"), et "grillé" ( "yaki").
Ce plat peut être agrémenté d'une multitude d'ingrédients (viande, choux, fromage,...) ; le tout, en général lié par un oeuf, grille donc sur une plaque chauffante à même la table.
J'ai également mangé un Monjayaki, toujours sur le même principe, la préparation est plus longue et technique. Cette spécialité de la région du Kanto (Tokyo), peut être assimilée à l'Okonomiyaki bien que contenant bien plus de liquide, donc demandant plus de savoir faire.  Si l'Okonomiyaki ressemble une fois cuit à une omelette, le Monjayaki est bien plus collant et pâteux.

dimanche 18 janvier 2015

Furusato Matsuri à Tokyo

Entrée du Tokyo Dome.

 Furusato Matsuri est un festival annuel au Tokyo Dome, qui présente 
les spécialités régionales de tout le Japon. 
La nourriture et les danses traditionnelles sont à l'honneur. 
J'ai mangé toute la journée des choses absolument délicieuses : 
comme des oursins, du boeuf de Kobe, du cerf de Hokkaido,...


Lanternes utilisées pour le Akita Kanto Matsuri.

Première représentation Akita kanto Matsuri, cette tradition vient de la province de Akita , située au nord de l'île principale du Japon, Honshu.
Les hommes se relayent pour porter, en équilibre au bout d'une perche allant de 5 à 12 mètres de haut, entre 30 et 46 lanternes. Le tout pouvant peser jusqu'à 50 kilos. Normalement cette "discipline" se pratique à l'extérieur, de nuit dans les rues d'Akita.


Awa Odori : Festival très populaire célébré originellement à Tokushima, situé sur l'île de Shikoku au sud. Cette danse regroupe en général des milliers de participants. Un jumelage a été effectué avec le quartier Koenji de Tokyo, ce qui permet aux Tokyoïtes de profiter de cet art.
Également nommée "danse des fous", le refrain dit "il y a les fous qui dansent et les fous qui regardent. Tant qu’à être fous, pourquoi ne pas danser !". Des musiciens accompagnent les danseurs avec des tambours, des flutes et des shamisen, sorte de luth japonais.
La qualité des vidéos n'est pas superbe, mais j'espère que vous apprécierez autant que moi.
Un conseil : ne mettez pas le volume trop fort pour regarder les vidéos, les flutes peuvent être stridentes.
Danseuses du Koenji Awaodori


lundi 12 janvier 2015

Premières découvertes et Seijin Shiki

Je suis de retour au Japon, où une année d'études m'attend. Je loge dans un quartier bien plus calme et résidentiel que l'année précédente et j'en suis ravie.
C'est avec plaisir que je reprends mon récit avec quelques légères modifications : mon blog va petit à petit se transformer en blog photos. Mes carnets de bord me prenant trop de temps, et les photos parlant souvent d'elles mêmes, je vous montrerai par l'objectif de mon appareil photo les merveilles que je vois. Pour l'instant j'ai de la chance il fait un temps superbe.
La grenouille en pierre de mon quartier,
symbole de bienvenue.

La verdure est bien présente cette fois.
Le plus petit pot de Nutella jamais conçu : 120g.
Ecoliers en uniforme lisant un manga.

Confitures Bonne Maman made in Tokyo.

 Aujourd'hui, mais surtout le second lundi du mois de Janvier, est un jour férié : Seijin Shiki, ou la cérémonie de la majorité. C’est la première fois que je peux y assister et je ne m'en suis pas privée ! La majorité est à 20 ans au Japon, et donc les jeunes femmes et hommes qui ont 20 ans au cours de l'année se rassemblent pour cette cérémonie de passage  à l'âge adulte. A cette occasion, ils revêtent les costumes traditionnels, enfin surtout les jeunes filles.
Une grande célébration est donc organisée dans chaque quartier, puis les familles vont se recueillir au temple, enfin les jeunes finissent souvent la journée avec leurs amis. L'événement est sur-médiatisé tous les ans et je me fonds facilement dans la masse.
J'ai vu aujourd'hui les plus beaux et fastueux kimonos qu'il m'ait été donné de voir jusqu'à présent, d'où les nombreux gros plans. Je trouve souvent le dos plus intéressant et travaillé, avec leur savant nouage de Obi (ceinture de kimono).