vendredi 23 novembre 2012

Bain de foule et vie de célébrité !

Bon, je vais arrêter de vous résumer mes journées une par une, et parler des activités intéressantes !

Mercredi dernier un café était organisé par le département de Français d'Ajou : étaient présents les étudiants en français coréens, des Français, le responsable culturel de l'ambassade de France en Corée, et un ingénieur de Renault Samsung ! Du beau monde !
Ambiance très sympathique et détendue : Nous avons même dansé Gangnam style, trois Français et moi ! Au moins maintenant je connais la chorégraphie par coeur !

Mais nous n'avons pas eu le temps de trainer : le lendemain, la visite des lycées de Séoul nous attendait. Le titre de mon article y est grandement lié : j'ai découvert que la célébrité est un bien dur métier ! Nous avons visité/prospecté trois lycées en une seule journée.


Le premier est un lycée de langues pour filles, lié à le prestigieuse Ewha Womans University. Le niveau n'a rien de comparable à celui en France : les jeunes filles comprennent tout et sont juste timides pour nous répondre. Nous avons fait un jeu simple. Les bâtiments sont en très bon état et propres ; visiblement l'argent ne manque pas dans ce lycée. Dans cet établissement-ci déjà nous avons créé une petite émeute, enfin surtout François, très admiré des demoiselles. . . !
A la sortie nous sommes tombés sur une famille de chats errants aux couleurs automnales : un petit bonheur de plus dans la journée !



Le second lycée est  un lycée artistique : chant, danse, dessin en particulier. La différence est flagrante : vieux bâtiments, et architecture totalement différente. Je le préfère au premier personnellement : il fait plus vivant, en plus les œuvres des étudiants sont exposées absolument partout ! Les couloirs sont de véritables musées !

Par contre nous nous faisons beaucoup plus remarquer : à peine postés depuis une minute dans un couloir, des attroupements se forment déjà. . . les mêmes étudiants passent et repassent par le même couloir, quelle coïncidence !
Première classe : des dessinateurs ; par contre leur niveau en français est beaucoup moins bon que dans le premier lycée. La communication commence à être difficile, d'autant que l'effectif est élevé, plus de 40 élèves.

Nous leur faisons faire un "dessiner c'est gagner" ! Tout se passe bien et à la fin du cours c'est la ruée pour prendre des photos avec nous ! Tout reste contrôlable et ils demeurent tout timides malgré leur excitation. . . nous nous frayons un chemin jusqu'à l'étage du dessous pour une autre classe !




Des danseurs cette fois : encore nombreux, avec seulement deux garçons ! Nous adaptons l'activité : une chanson de Ben (l'oncle Soul) à mimer en dansant ! Certains s'en sortent plutôt très bien tandis que d'autres ne font aucun effort (dont les garçons !). Encore une petite émeute à notre sortie et nous voila enfin en train de manger tranquillement !
Le repas, offert par la professeure de français du lycée, est un des meilleur que j'aie goûté en Corée !
Sans nous attarder, nous filons en direction du dernier lycée. Un établissement où les garçons et les filles ont cours dans des classes (même des ailes du bâtiment) séparées. Celui-ci est un peu plus vétuste encore.
Nous attendons en dehors du bureau du professeur qui fait les photocopies, quand un élève (l'assistant du professeur) arrive dans le couloir. . . il nous voit, crie, trépigne d'excitation ou de surprise et court se cacher derrière le coin du mur. . . le prof nous dit plus tard qu'il est un peu simplet (sans blague. . . )
Nous montons dans les étages puis traversons le couloir des filles. Les salles de classes sont ouvertes avec des petites fenêtres, à claire voie, sur le couloir : si bien que ceux qui sont en cours peuvent voir tout le monde passer.
Dès que nous dépassons un classe, toutes les demoiselles crient et se précipitent hors de leur salle . . . notre progression ne passe pas inaperçue. On aurait même pu tourner un film d'horreur : quand toutes les issues sont bloquées, au fur et à mesure que les héros s'enfoncent dans un bâtiment rempli de zombis mangeurs d'hommes. . . j'ai trop d'imagination, je sais !
Nous fuyons et tournons au coin de l'aile des garçons, avec une horde de jeunes harpies sur les talons. . .
Et nous découvrons que OUI, nous allons faire cours dans une classe exclusivement masculine. . . nous, les filles, faisons sensation !
Ce n'est pas du tout la même ambiance que les précédents lycées : les élèves ressemblent plus à des Français : turbulents, bruyants, pas motivés et pas disciplinés du tout !
Nous essayons de les faire participer mais leur niveau de français étant lamentable, toutes nos tentatives tombent à l'eau. . . Arnaud, le professeur d'Ajou, nous disperse donc dans de petits groupes ; et là, c'est la folie. . . tous se précipitent vers Chloé (une jolie, petite, charmante Française avec de grands yeux !), les deux autres sont abandonnés (Lison et François ne sont visiblement pas à leur goût), quand à moi ils me regardent avec beaucoup d'appréhension. . . Arnaud me dit qu'ils sont très impressionnés ! Finalement je me mets avec un groupe qui m'assaille de toutes les questions qu'ils trouvent dans leur livre de français ! L'ambiance se détend, et nos deux groupes (celui de Chloé et le mien) ont très envie de faire connaissance ! L'un me demande même si mon inspiration me vient de Jeanne d'Arc, sans doute à cause de la coiffure !!

Quand la fin du cours sonne, c'est dramatique. . . une marée humaine (ceux des autres classes aussi) se précipite vers nous deux. . . à croire qu'ils changent de personnalité quand la sonnerie retentit, passant de légèrement dissipés à monstrueusement dégénérés. . .
Nous sommes littéralement coincées au fond de la classe, et de plus en plus d'élèves accourent. . . le prof, Lison et François nous regardent de l'extérieur, complètement désemparés, se demandant comment nous allons sortir de là !
Un véritable bain de foule, et les flashs crépitent (à l'exception du fait que ce sont leur portables. . .) ! Je ne pourrais dire combien de photos ont été prises ce jour là !

Nous nous extrayons tant bien que mal, en nous frayant au fur et à mesure de leurs sollicitations photographiques. . .  ouf ! nous sommes sorties saines et sauves de cette expérience, flatteuse certes, mais un peu effrayante tout de même ! Il faut croire que tous les adolescents sont pareils, d'un pays à l'autre, et ne contrôlent pas encore leurs enthousiasmes !
Journée épuisante mais très divertissante !


Pendant le weekend nous faisons une excursion à Séoul pour aller dans un cat' café. Celui ou nous étions déjà allées avec Odélia étant plein à craquer, nous décidons d'en tester un autre. Bien mal nous en prend. . . la boutique est très mal tenue : l'endroit pue l'urine de chat, la plupart des animaux ont l'air malades et malheureux, et nous attendons nos boissons 40 minutes . . . Ma première très mauvaise expérience des cat' café...
Suite du week end très banale : sorties et repos en alternance.



Mardi soir : une performance du club de hip-hop d'Ajou est organisée, pour une fois nous abandonnons le travelling club, et nous avons eu bien raison ! Les danseurs sont très talentueux et l'ambiance du tonnerre ! Je ne peux assister qu'à une heure de spectacle, car un petit travail (rémunéré !) m'attend le lendemain !


 Une classe de story telling a besoin d'étudiants pour une démonstration/participation à leur cours. Deux autres étudiants (un Allemand, et une Américaine. . . triés sur le volet !) lisent avec moi une histoire de leur choix ! L'expérience est aussi enrichissante pour nous que pour eux. Les élèves sont en fait des Coréens, professeurs d'anglais en école primaire. Après nos lectures ils nous posent des questions sur notre apprentissage de l'anglais. Discussion très intéressante, et, ce qui ne gâte rien, la rémunération est largement à la hauteur : 50 000 won pour 10 minutes chacun de lecture et discussion. Je vous rassure, 50 000 won, cela fait seulement un peu plus de 35 € !

Voilà deux semaines bien remplies qui sont passées à une vitesse monstrueuse. . . le départ approche de plus en plus !

lundi 12 novembre 2012

Emploi du temps d'ambassadeur !

Je ne m’arrête pas une seule seconde : et plus mon départ approche pire ça va être !
 La soirée de vendredi après l'International Day est certainement l'une des plus drôles depuis mon arrivée : nous sommes allés dans un bar appelé "Crazy duck" (notre nouveau QG), où des amis coréens nous ont rejoints, puis embarqués vers 2h30 du matin manger un barbecue. . . délicieux !
Ensuite tous les Coréens ont commencé à regagner leurs bases (car trop imbibés), et nous sommes retournées (seulement mon groupe de Françaises fofolles) au Crazy duck, où les serveurs s’embêtaient sans clients ! Nous avons passé la fin de la nuit à jouer aux fléchettes gratuitement et à discuter avec eux : ils sont très drôles, même s'ils parlent extrêmement mal anglais !

Samedi nous avons le concert de Jay (guitariste de Dunkin Donuts) à Séoul : intimiste dans une petite galerie d'art, difficile à trouver mais lieu génial ! Après sa performance, un autre groupe prend le relais et là. . . révélation : je suis fan fan fan fan de leur musique ! Le groupe nommé "Romantic Green" est  composé d'une chanteuse (à la voie magnifique) et un guitariste (qui joue plus que merveilleusement bien) ; nous leur avons sauté dessus pour savoir leur nom, s'ils comptent sortir un album (bientôt à ce qu'il parait !) : je vais attendre avec impatience et Odélia me l’achètera s'il sort après mon départ !
Je me  fais interviewer par l'équipe de télé sur place. . . forcément étant la seule étrangère typée de la salle !
Dimanche comme tous les dimanches : farniente !

La semaine suivante est marquée par notre exclusion de la danse du traveling club. . . comme quoi nous aurions raté trop d’entrainements. . .  C'est louche, comme prétexte !
Ils ne nous ont rien dit de toute la semaine, mais sont extrêmement bizarres, du coup j'ai cuisiné un peu tout le monde et l'un d'eux a fini par cracher le morceau ! Moi je ne suis pas triste du tout de ne pas avoir à me ridiculiser, dandinante, sur scène, mais Odélia, elle, est très déçue. . . moi je suis juste très énervée qu'ils ne nous l'aient pas dit plus tôt. . . enfin c'est trop tard !

Jeudi, je vais visiter une fac à 40 minutes de Suwon, dans une classe de français, pour partager la langue et la culture francaise : une action de propagande ! Au programme chansons, jeux, etc. Cette fac n’accueillant pas d'étudiants étrangers, du moins pas français, ils sont ravis de nous voir débarquer ! Je récolte d'innombrables  numéros de téléphone souvent sans nom !
Campus de l'université
à Gch profs de français, à Drt Lison
Jeudi prochain je vais "faire" trois lycées différents de Séoul, ça promet !

Vendredi je fais le modèle, avec d'autres étudiants étrangers triés sur le volet, pour la nouvelle brochure de l'université ! J'ai fait, selon le photographe, la meilleure photo de la journée, dans la bibliothèque (où je n'avais jamais mis les pieds avant) en train "d'étudier" !! Je suis une vraie célébrité !

Du coup vendredi soir de retour au Crazy Duck, et soirée mitigée, car deux d'entre nous (nous étions quatre) ne peuvent pas finir la soirée (l'alcool est mauvais pour la santé). Fidèle à ma devise de sobriété, je peux en profiter plus longtemps, et ce n'est pas plus mal !

Le lendemain matin est difficile : rentrées tard, et obligées d'aller à la représentation du travelling club d'où on s'est fait exclure. . .  l'ambiance est un peu tendue entre eux et nous !
Mais bon il faut savoir surmonter sa rancœur et nous nous amusons bien tout de même.
L'assemblée est composée de membres actuels et anciens du club, certains même très anciens!
Filles du Traveling Club
Encore une fois le tout est en coréen, non sous titré, et très diversifié : danses, chants, sketchs comiques, jeux de mimes, gages, et plein d'autres où tout le monde doit participer !
Traveling club presque au complet
Les filles ont été. . . fidèles à elles mêmes. . . pas sexy pour deux sous. . . enfin. . . je dis ça en totale objectivité bien sur !!
Les garçons, par contre, ont absolument boosté le niveau !
Odélia est tirée une fois au sort pour le jeu de mime : une version téléphone arabe de mime, cinq personnes dans chaque équipe et chacune doit faire deviner à  la personne d'après, la dernière devant donner la réponse. Le plus drôle étant qu'Odélia ne peut même pas comprendre le mot/expression à mimer...je suis morte de rire dans le public !


Puis un jeu typiquement coréen : le Peperro game, les peperro étant des biscuits longs, comme des mikados. Pour l'occasion, ils sont géants : le but est de manger le peperro par les deux bouts, bien sûr par paire garçon/fille (sinon c'est pas drôle), et celui qui en mange le plus a gagné !  Odélia est choisie par un Coréen, et a perdu lamentablement !! Moi, encore une fois, je suis écroulée de rire !





Fin de l'après midi, et c'est le drame. . . ils apportent une énorme tête de cochon et dressent un autel pour prier. . . ils mettent des offrandes, enveloppes avec l'argent pour le dîner, dans la bouche du cochon. . . Odélia étant juive, elle est encore plus dégoûtée que moi !

Pour finir nous allons tous au restaurant où je mange rapidement car je suis épuisée et je ne rêve que de dormir ! J'aimerais rester plus longtemps, mais il faut être raisonnable et je m'endors déjà sur ma chaise !

Cette semaine je n'ai encore aucun aucun plan (à part ma visite des lycées !). . . je me méfie : ce sont toujours ces semaines-là les plus chargées !

vendredi 2 novembre 2012

Résumé des épisodes précédents

Commençons par le commencement : ma soirée d'anniversaire, partagée avec Lison et Odélia.

Mes précieux cadeaux d'anniversaire 

Nous avons donné rendez-vous à nos amis dans un bar près de l'université, et préparé des gâteaux !
La soirée est grandiose jusqu'au moment où une bagarre éclate entre un de nos amis et un autre garçon (qui est, soit dit en passant, dans un de mes groupes de travail) : une futile histoire d'excuses mal présentées après avoir été accidentellement heurté alors que tout le monde danse. . . une fierté bien mal placée je trouve. . . Le fait est que ça dégénère et gâche la fin de la fête ; bilan de la soirée : une lèvre méchamment ouverte, une main ou doigt cassé, et trois personnes au poste de police. . . Mouvementée comme fête d'anniversaire n'est ce pas ?

Puis vendredi nous profitons un peu du festival : un groupe un peu connu est venu pour un petit concert. Soirée plus calme.
 L'automne est bien installé et donne de magnifiques couleurs au parc.


de Gch à Drt : Moi, Odélia, Laura, Chloé, Lison
de Gch à Drt : Odélia, Moi, Laura, Chloé, Benoit
Samedi, anniversaire d'Odélia : il pleut des trombes d'eau, nous avions prévu d'aller céléber ça à Séoul. . . nous restons à Suwon à faire un pique-nique à l'intérieur, avec vin et gâteaux ! C'est aussi l'anniversaire d'un autre Français, donc le soir nous allons faire la fête dans le quartier nocturne de Suwon, où Halloween bat son plein. Notre petit groupe de Français met une ambiance du tonnerre dans le bar. Nous rencontrons tout un tas de gens, et dansons beaucoup ! Au sortir d'une boite de nuit (notre second point de chute) nous sommes encerclés de Coréens et Coréennes qui veulent faire notre connaissance ! Soirée très réussie malgré les changements de plan de dernière minute !


Comme vous vous en doutez, dimanche n'est pas le jour le plus productif de ma semaine ! Vie complètement larvaire pour récupérer.

Début de semaine très chargé : l'International Day approche (jeudi), c'est un jour de festival où chaque pays prépare un stand avec nourriture/ boisson traditionnelles et partage sa culture !
Toute la semaine est occupée par les préparatifs et entrainements pour danser avec le Traveling club.
Je suis sur le pont tous les soirs. . . mardi nous apprenons la bataille corse à des amis. . . ils adorent !
de Gch à Drt: Kiyeon, Gahyun, Odélia
de Gch à Drt : Kévin, Odélia


Mercredi c'est le rush : préparation du menu, crèpes, jusqu'à une heure du matin. . . nous voulons prendre un peu d'avance ! Une centaine de crèpes plus tard je peux me poser. . . pour repartir de plus belle le jeudi. . .
Il y a trois séparations très distinctes dans le groupe de trente Français : ceux qui bossent, ceux qui ne font strictement rien et ceux qui se donnent l'air de faire quelque chose. . . ça a le don de m'énerver !

L'installation du stand se fait dans un froid quasi polaire, avec un vent glacial. . . notre stand a des allures de QG politique : banderoles bleu blanc rouge, petits drapeaux français partout, tour Eiffel miniature. . .
Le succès de notre stand bénéficie certainement de la quantité de crèpes produites: il ne désemplit jamais, et quand plus personne n'a de nourriture sur les autres stands, nous en avons encore beaucoup !
Malgré nos tarifs  plus élevés que nos voisins, le succès est présent et la recette aussi ! Nous remportons le premier prix de 100 000 won (environ 70 euros) pour la nourriture ! Nous sommes excellents à l'export, prévenez Montebourg, Ayrault et Hollande !

La fin de journée est dédiée aux représentations : nombreuses danses traditionnelles, très intéressantes ! Certains Français ont voulu improviser un spectacle de dernière minute. . . une mise au pilori dont je ne fais pas partie ! Personne ne comprend où ils veulent en venir, une catastrophe !

Vietnam

Chine

Je ne sais pas quelle température il peut bien faire, mais j'ai extrêmement froid, et vers 19h je suis congelée ; plus de sensations dans les pieds, cuisses et mains. Je prends une bonne douche chaude pendant dix minutes au moins, avant de sentir à nouveau le sang circuler !

Pour célébrer notre victoire je vais dîner avec le groupe de Français (ceux qui ont vraiment bossé), puis boire (pas trop pour moi, mais les autres en profitent bien !) pour finir par un petit karaoké. . . je n'ai plus de voix aujourd'hui !